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L'équipe Web du Girofard
Le 11 mai 2007 :
CRIMES HOMOPHOBES : LA JUSTICE PEINE À PRONONCER LE MOT D’HOMOPHOBIE...
Le 30 avril 2007 la cour d’assises des mineurs de Meurthe-et-Moselle a condamné deux jeunes hommes accusés d’avoir poussé à l’eau puis laissé se noyer un homosexuel de 63 ans à deux ans de prison (cinq ans dont trois avec sursis).
Nous, membres de l’association Le Girofard, collectif associatif bordelais de lutte contre l’homophobie, nous interrogeons sur la légèreté des peines attribuées aux accusés, et plus encore sur la réelle prise en compte du motif d’homophobie.
Après avoir plaidé “l’erreur de jeunesse», l’avocat de la défense s’est félicité de ce que le réquisitoire du ministère public a "reconnu que dans ce geste, il n’y avait pas d’idéologie homophobe”. Si l’homophobie n’était pas au coeur du débat, de quoi a-t-on parlé? D'une partie de rigolade ?
Rappelons que les accusés, âgés de 16 ans au moment des faits, devaient aussi répondre au cours de leur procès de "violences avec préméditation, en réunion et en raison de l’orientation sexuelle» de trois victimes qui ont porté plainte après la mort de J.P. Humblot. Depuis plusieurs semaines, des groupes de jeunes hommes s’en prenaient aux homosexuels du quartier lorsque le drame est survenu.
Rappelons qu’une vie humaine a été détruite et que les crimes homophobes font injure aux droits humains fondamentaux et aux principes d’égalité entre les personnes.
131 témoignages d’agressions physiques homophobes ont été répertoriées par l’association SOS Homophobie en 2006. Une majorité de victimes peine à porter plainte. Si la loi supposée les défendre est invoquée de façon allusive ou seulement du "bout des lèvres", quelle confiance en nos institutions démocratiques pourrons-nous sauver?
Aujourd’hui vient s’ajouter à la liste des victimes de la haine de la différence le nom de Jean Pierre Humblot (mort en 2003) après bien d’autres dont les tristement célèbres Francois Chenu (battu et noyé en 2002) et Sébastien Nouchet (brûlé vif en 2004). Deux ans, est-ce là le prix d’une vie?
Le Girofard
Collectif associatif pour un Centre Lesbienne, Gay, Bi, Trans en Aquitaine
Le 16 mars 2007 :
L'Assemblée Générale Constituante de l'association Le Girofard s'est réunie le jeudi 15 mars à 19h, à l'Athénée Municipal de Bordeaux. Réunion ouverte à toutes et tous, il y a été voté les décisions suivantes:
- Election du Conseil d'Administration
Ont été éluEs au Conseil d'Administration, 9 membres du collège des individuelLEs, ainsi que 9 associations représentées par unE de leur membres.
Collège des individuelLEs :
Thérèse Rocher-Escriva, Daniel Besson,Thomas Guiraud, Elodie Koob, Naïma Charaï, Laurence Bénézet, Fabien Leroy, Eric Billoir, Cyril Ouiller
Collège des associatifs:
Associations Lesbian and Gay Pride Bordeaux, Wake Up ! , Contact Aquitaine, Mutatis Mutandis, Ami-e-s de l'Homosocialité, Aides Aquitaine, Métanoïa, AGLH, HSB .
- Election du Bureau
Ont été éluEs au bureau du Girofard
Présidente: Marion de Vilmorin
Secrétaire: Daniel Besson
Trésorière: Laurence Bénézet
- Choix du montant de la cotisation:
La cotisation a été fixée à 10 euros annuels pour les adhésions individuelles, 20 euros annuels pour les organismes.
Les associations ou individuelLEs absentEs à l'Assemblée Générale mais souhaitant être représentéEs au Conseil d'Administration doivent envoyer leur fiche d'adhésion accompagnée d'un demande écrite. Leur siège au Conseil d'Administration sera examiné lors d'une toute prochaine Assemblée Générale.
En décembre 2006 :
Un centre LGBT à Bordeaux
11 associations Lesbiennes, Gay, Bi, Trans de Bordeaux se sont réunies le 24 novembre 2006 dans le but de créer un centre LGBT.
L'objectif est de lutter contre les discriminations homophobes et transphobes et de mettre à disposition de toutes et tous des permanences psychologiques et juridiques dans un local partagé.
Rappelons que les homosexuelLEs représenteraient 17% de la population bordelaise d'après une étude réalisée par le magazine bordelais 33 Tour en août dernier. La gironde est pourtant en tête de liste des départements les plus touchés par les aggressions homophobes (rapport SOS homophobie 2006).
Du fait de la stigmatisation dévalorisante de l'homosexualité en France, les jeunes homos sont 13 fois plus à risque de tenter de se suicider que toute autre personne, tous critères équivalents par ailleurs. Ils et elles représentent le quart des tentatives de suicide des 15 /25 ans.
D'autre part, Bordeaux est avec Lille la seule ville en France où se pratiquent les opérations de réassignation de genre pour les personnes transexuelles. Pourtant les missions délicates de l'accueil, de l'orientation et de l'accompagnement des candidates et candidats au "parcours" Trans sont à la charge des associations.
Des villes comme Paris, Marseille, Lyon, Lille sont toutes « équipées » d'un Centre LGBT mais également de plus petites municipalités telles Montpellier, Grenoble, Rennes, Nantes, Tours, Caen, Nimes, Angers, Cherbourg, Reims, Dijon, le Mans, Orléans.
Il est temps que Bordeaux se réveille et fasse exister ce qui fait défaut à notre département depuis trop longtemps : Une structure LGBT digne de ce nom.
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